Agroforesterie
Dernière mise à jour le 16 novembre 2024
Le meilleur moment pour produire la plaquette forestière est le moment où les végétaux sont en période de sève descendante. Il vaut mieux broyer les branches « en vert » et non pas sèches. Le séchage se fera par fermentation quand la plaquette sera en tas.
Une fois broyée, il faut rapidement acheminer la plaquette vers l’endroit où vous avez prévu de la faire sécher. Idéalement, le séchage de la plaquette se fera dans le bâtiment. Elle peut aussi être séchée à l’extérieur sous une bâche respirante ou à l’air libre. Le séchage durera 3 à 4 mois environ (un peu plus si la plaquette est stockée en extérieur).
Attention : il ne faut pas déplacer le tas de plaquettes quand il a commencé à sécher sous peine de casser la fermentation et de ne plus pouvoir sécher les plaquettes ensuite.
L’utilisation de la plaquette est assez souple et doit être adaptée au bâtiment et au matériel de chacun. Plusieurs itinéraires de paillage peuvent être utilisés.
Le paillage suivant doit intervenir en fonction du niveau de salissure des animaux et non de la couleur de la plaquette, car la plaquette noircit rapidement.
Pour l’épandre dans le bâtiment vous pouvez utiliser plusieurs techniques :
Impact sanitaire sur le troupeau (ce que l’on sait et le ressenti des éleveurs qui l’ont essayé) :
Les haies de l’exploitation peuvent fournir une partie de la plaquette nécessaire au paillage des animaux. Les haies, comme les forêts, produisent du bois tous les ans. Récolter et broyer cette ressource permet de rajeunir les haies et de rentabiliser cette opération de nettoyage. L’entretien se fait hors sève (octobre à mars). Dans l’idéal, il faut récolter surtout des branches de diamètre supérieur à 7 cm, et le tas de branches ne contiendra pas trop de feuilles pour éviter l’effet de « compost » au séchage du tas.
A la sortie du bâtiment, il est préférable de laisser la plaquette composter 2 à 3 mois à l’extérieur en andain avant de l’épandre. L’épandage sur les prairies peut être réalisé avec un épandeur à fumier classique.
Il ne faut pas enfouir la plaquette pour qu’elle se décompose bien. Environ 2 mois après avoir épandu le fumier, la plaquette forestière a quasiment disparue.
Les analyses menées dans le Cantal et dans la Lozère montrent le peu de différence qu’il y a avec un fumier pailleux classique. La totalité des fumiers analysés étaient des mélanges paille/plaquette.
1 m³ de bois = 2,5 Mètres cubes Apparents de Plaquettes (ou MAP)
4 MAP = 1 tonne de paille (Attention cela peut varier suivant l’utilisation que l’on fait de la plaquette)
Le broyage coûte entre 6 et 13 € du MAP suivant le chantier et le prix proposé par l’entreprise.
Selon les retours d‘expériences des régions plus au Nord (Aveyron, Lozère, Cantal, Puy de Dôme, Allier), la plaquette forestière devient compétitive lorsque le prix de la paille dépasse 90 € à 100 €/Tonne.
Attention : quelques éleveurs du Tarn ont remis en question ce ratio, la plaquette forestière leur étant revenue plus chère que la paille.
Deux choses pourraient expliquer en partie ces différences : une utilisation trop importante de la plaquette (sous-couche trop épaisse), une plaquette trop humide (moins d’absorption).